Migration de site internet

Migration de site et changement d’hébergeur, sans coupure ni perte de référencement

Deux craintes reviennent toujours avant une migration : que le site soit inaccessible pendant plusieurs heures, et qu’il perde ses positions dans Google. Les deux sont évitables. Elles se produisent quand la migration est traitée comme un simple transfert de fichiers, alors que c’est d’abord un exercice de cartographie.

Je conduis des migrations depuis les années 1990 — j’ai notamment mené les bascules Euro et An 2000 sur le périmètre néerlandais du groupe PSA. Le principe n’a pas changé : on sait exactement ce qu’on déplace, et on vérifie après.

Les cas de figure

Situation
Risque principal
Changement d’hébergeur, même domaine
Coupure pendant la propagation DNS, e-mails perdus
Changement de nom de domaine
Perte de l’antériorité si les redirections sont incomplètes
Refonte avec nouvelles URL
Le cas le plus dangereux : des centaines d’adresses en erreur 404
Changement de CMS
Contenus tronqués, images manquantes, structure perdue
Passage en HTTPS
Contenus mixtes, duplication entre les deux protocoles
Récupération chez un prestataire injoignable
Accès manquants, domaine détenu par un tiers

Ce qui casse le référencement pendant une migration

Presque toujours les mêmes causes, et toutes évitables :

  • Des URL modifiées sans plan de redirection — chaque adresse qui change doit renvoyer vers son équivalent en redirection permanente. Une redirection groupée de toutes les pages vers l’accueil ne transmet quasiment rien : Google la traite comme une page introuvable déguisée.
  • Le fichier robots de préproduction laissé en place — le site part en ligne en interdisant son propre référencement. C’est fréquent, et invisible à l’œil nu.
  • Une balise noindex oubliée — même conséquence, même discrétion.
  • Les images et les documents non repris — PDF, visuels et pièces jointes ont leur propre référencement.
  • Le plan de site non régénéré — Google continue de demander des pages qui n’existent plus.
  • Aucun contrôle après bascule — les erreurs remontent dans la Search Console pendant les semaines qui suivent, encore faut-il les regarder.

La méthode

  1. Inventaire — relevé complet des adresses existantes, de leur trafic et de leur position, avant de toucher à quoi que ce soit.
  2. Plan de redirection — chaque ancienne adresse associée à sa nouvelle destination, ligne par ligne.
  3. Copie et recette — le site est remonté sur le nouvel hébergement et testé sans être visible du public.
  4. Préparation DNS — abaissement préalable de la durée de cache pour réduire la fenêtre de bascule à quelques minutes.
  5. Bascule — hors heures de trafic, avec l’ancien hébergement conservé en secours.
  6. Contrôle — vérification des redirections, du certificat, des formulaires, des e-mails, puis suivi de la Search Console pendant plusieurs semaines.

Les e-mails méritent une mention à part : ce sont eux qui causent le plus de dégâts quand on les oublie, et on pense rarement à les tester avant la bascule.

Récupérer un site chez un prestataire injoignable

Situation plus courante qu’on ne l’imagine : le site fonctionne, mais plus personne ne répond, et vous n’avez ni les accès au serveur ni ceux du domaine. On commence par établir ce que vous détenez réellement — le nom de domaine est souvent le point de blocage — puis on récupère ce qui peut l’être par les voies disponibles auprès du bureau d’enregistrement et de l’hébergeur.

Le sujet est autant administratif que technique. Je l’ai traité assez souvent pour savoir quelles portes fonctionnent.

Combien coûte une migration

Un changement d’hébergeur sur un site vitrine standard tient en une journée. Une refonte avec changement d’adresses, ou une migration de CMS avec reprise de contenus, demande davantage selon le nombre de pages. Le chiffrage se fait au forfait après inventaire, sur la base de mon tarif publié de 600 € par jour (voir les tarifs).

Une migration à préparer, ou déjà ratée ?

Dans les deux cas, l’inventaire est le point de départ. Décrivez votre situation ou planifiez un appel.

Questions fréquentes

Mon site sera-t-il indisponible pendant la migration ?

En pratique, non. Le site est remonté et testé sur le nouvel hébergement pendant que l’ancien continue de répondre. La bascule DNS elle-même se prépare en abaissant la durée de cache à l’avance, ce qui réduit la fenêtre de transition à quelques minutes.

Vais-je perdre mon référencement ?

Pas si les adresses sont conservées ou correctement redirigées. Une baisse légère et temporaire est normale pendant que Google reprend l’exploration. Une chute durable signale un plan de redirection incomplet — un défaut qui se corrige encore après coup.

J’ai déjà migré et j’ai perdu mes positions. Est-ce récupérable ?

Souvent oui, surtout si la migration est récente. On repart des anciennes adresses — retrouvables via la Search Console, les archives du web et les liens entrants — pour reconstruire les redirections manquantes. Plus l’intervention est précoce, plus la récupération est complète.

Peut-on migrer d’un CMS à un autre ?

Oui : de Joomla vers WordPress, de PrestaShop vers WooCommerce, ou d’un site sur mesure vers un CMS. La reprise de contenu s’automatise en grande partie, mais demande toujours une vérification manuelle sur un échantillon avant de traiter le volume complet.

Et mes adresses e-mail ?

Elles font partie de la migration, et c’est le point le plus souvent négligé. Les boîtes sont recopiées, les enregistrements de messagerie basculés avec le reste, et les protections SPF, DKIM et DMARC reconfigurées sur le nouvel hébergement.

Pour aller plus loin

Cette prestation se combine avec l’hébergement et l’infogérance, avec l’optimisation des performances une fois le site sur son nouveau serveur, et avec le référencement naturel pour le suivi. Voir l’ensemble de mes prestations.

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